Guide / SELECTED VINTAGE GUITARS

Guitares japonaises vintage — marques, fabricants et conseils d’achat

Explorez Fender Japon, Tokai, Greco, Yamaha et l'acoustique japonaise : découvrez leurs marques et usines, apprenez ce qu'il faut vérifier lors du choix d'une guitare d'occasion et parcourez les listes actuelles.

Comment choisir une guitare vintage japonaise

Commencez par le type d’instrument et la guitare individuelle, pas seulement par le logo. Comparez l'état du manche et des frettes, les pièces d'origine, les réparations et les modifications. Un nom de marque japonaise ne permet pas à lui seul d'établir où une guitare a été fabriquée : vérifiez les marquages ​​et la description individuelle. Découvrez les marques et les usines ci-dessous, puis explorez les exemples actuels de notre boutique.

Vous cherchez un instrument à acheter ? Parcourir les annonces par marque : Fender Japan · Tokai · Greco · Fernandes · Yamaha · K.Yairi · Thumb.

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Électrique, acoustique ou basse : comparez les instruments individuels

Les guitares vintage japonaises couvrent une large gamme d’instruments, et non une seule norme de spécifications ou d’état. Lorsque vous comparez les annonces, notez le modèle, les marquages, l'historique d'entretien et les détails qui vous intéressent : profil du manche, largeur de l'sillet, poids ou type de micro. S'il manque une mesure, demandez une confirmation.

L’âge à lui seul ne peut pas vous dire si une guitare sera à l’aise. Les photographies et l'historique aident à affiner le choix, mais les détails sur l'état et la préparation vous en disent plus sur chaque exemple individuel. Les photographies d'archives ci-dessous illustrent comment comparer les instruments.

Tokai Jazz Sound JB50 (1984), Candy Apple Red — Selected Vintage Guitars archives. La poupée correspondante est un détail visible de cet exemple.
Tokai Jazz Sound JB50 (1984), Candy Apple Red — Selected Vintage Guitars archives. La poupée correspondante est un détail visible de cet exemple.

Page d'archive complète pour le Tokai Jazz Sound JB50 ↗

Tokai Jazz Sound et Hard Puncher : regardez au-delà du nom

Avec les basses Tokai, recherchez le nom complet de la série et la désignation du modèle, pas seulement le logo Tokai. Le Candy Apple Red Jazz Sound JB50 archivé a des spécifications et des détails de service distincts : entretien des frettes, blindage électronique et réglage de l'action et de l'intonation. Cela sépare l'apparence de l'instrument de son historique d'entretien.

Lorsque vous le comparez à un Hard Puncher, commencez par les descriptions des instruments et les photographies du matériel. Un numéro de série peut aider à la datation, mais ne remplace pas la vérification du modèle, des pièces et de l'état. Notre décodeur Tokai explique la portée de son résultat et quand des marquages ​​supplémentaires sont nécessaires.

Vérifiez un numéro de série Tokai ↗

Que vous dit un carnet de service ? L'exemple du Greco EG800

La photographie archivée Greco EG800 montre un corps Sunburst et une configuration à deux humbuckers. Sa description ajoute que cette guitare particulière a reçu des frettes et un sillet de remplacement. La photographie et le dossier de service répondent à différentes questions, alors lisez-les ensemble.

Si l’originalité du collectionneur est importante pour vous, renseignez-vous sur les pièces de rechange et la documentation. Si jouer est votre priorité, parlez-nous de votre style de jeu et de vos préférences de configuration. Le nom du modèle ne peut à lui seul déterminer quel exemple répondra à ces besoins.

Greco EG800 — Archives SVG. La photographie montre l'instrument ; sa description enregistre les travaux effectués.
Greco EG800 — Archives SVG. La photographie montre l'instrument ; sa description enregistre les travaux effectués.

Archivé Greco Description et photographies du EG800 ↗

D'un exemple d'archive à une liste actuelle

L'archive vous aide à explorer des modèles et des exemples antérieurs. Cela ne veut pas dire qu’une guitare photographiée est toujours à vendre. Consultez les pages de marque et la boutique pour connaître les annonces actuelles ; la fin de ce guide présente également des exemples tirés du catalogue publié.

Avant d'acheter, comparez l'état, les travaux d'entretien et les conditions de l'offre individuelle. Pour les annonces PRÉ-VENTE, vérifiez quels travaux sont encore prévus et le calendrier d'exécution. Si vous souhaitez voir un instrument à Poznań ou avez besoin de photographies supplémentaires, contactez-nous avec le lien de sa page.

Comment acheter une guitare : état, PRÉ-VENTE, contact et livraison ↗

Złota Era Japońskiego Lutnictwa: Przewodnik po Gitarach Akustycznych
je Klasycznych z lat 70. je 80.

Guitares japonaises vintage — marques, fabricants et conseils d’achat — Photographie d’archive SVG

Pod koniec lat 60. XX wieku światowy rynek gitarowy był zdominowany przez amerykańskich gigantów. Bien sûr, Martin, Gibson et Fender sont également synonymes de musique rock. Jednak avec Kraju Kwitnącej Wiśni, na fali bezprecedensowego cudu gospodarczego and kulturowej julturowej Zachodem, cicho rozpoczynała się rewolucja. Décades entre 70 et 80 heures. Nous sommes restés à l'heure actuelle, lorsque le Japon a commencé à se lancer dans la production de guitare, il est maintenant standard. To była złota era japońskiego lutnictwa.

Cette période était bien plus que la simple production massive de copies d’instruments américains. Ce fut une période d’apprentissage intense, de savoir-faire et, finalement, d’innovation qui a changé à jamais le paysage mondial de l’industrie de la guitare. Les instruments de ces années-là, autrefois perçus comme des alternatives moins chères, sont désormais recherchés par les collectionneurs et les musiciens du monde entier. Ils sont appréciés non seulement pour leur excellent rapport qualité-prix, mais surtout pour leur caractère unique, leur qualité de fabrication exceptionnelle et leur importance historique.

Ce guide vise à explorer en profondeur cette période fascinante, avec un accent particulier sur les guitares acoustiques et classiques. Nous commençons par analyser le contexte historique et économique qui a rendu possible ce développement rapide. Nous examinerons ensuite les piliers de la fabrication japonaise : les grandes usines à l’origine d’innombrables marques. Dans les chapitres suivants, nous présenterons les profils des plus grandes marques acoustiques et les profils des maîtres de la lutherie classique, dont les noms sont devenus synonymes de la plus haute qualité. Enfin, nous résumerons l’héritage de cet âge d’or et fournirons des conseils pratiques à ceux qui souhaitent posséder une part de cette histoire extraordinaire.

Contexte historique

Pour comprendre le phénomène des guitares japonaises des années 1970 et 1980, il faut remonter aux années d’après-guerre et analyser la combinaison de facteurs économiques, culturels et industriels qui ont créé les conditions idéales pour la naissance d’une nouvelle puissance dans le monde de la lutherie.

Miracle économique et révolution culturelle

La période allant de 1966 à 1970 au Japon, connue sous le nom d'« économie Izanagi », a été caractérisée par une croissance économique fulgurante, de 11,6 % en moyenne par an. Le Japon est devenu la deuxième puissance économique mondiale, et la hausse des revenus et de la consommation personnelle a créé un marché intérieur réceptif. Dans le même temps, la génération du baby-boom au Japon se heurtait aux anciennes valeurs, créant une nouvelle culture de consommation.

Un élément clé de cette transformation culturelle était la fascination pour la musique occidentale. Le boom de la guitare électrique en 1965, suivi par la popularité croissante du rock, du folk et de la pop américains et britanniques, a généré une énorme demande de guitares. Cette demande avait deux sources : d’une part, elle provenait des soldats américains stationnés dans le Japon d’après-guerre, et d’autre part, de la jeunesse japonaise elle-même, qui s’imprégnait avec enthousiasme des nouvelles tendances musicales. Cette coïncidence a créé les conditions idéales pour le développement rapide de l’industrie de la guitare.

« L'ère des procès » – Mythe, réalité et catalyseur du changement

Le terme « Lawsuit Era » est un terme couramment utilisé, bien que souvent trompeur, pour la période allant du milieu des années 1960 à la fin des années 1970, lorsque les entreprises japonaises produisaient des répliques de guitares américaines de haute qualité. Bien que son nom suggère une vague de procès, en réalité il y en a eu peu. Le litige le plus important concernait un procès intenté par Norlin (alors propriétaire de Gibson) contre Hoshino Gakki (le distributeur de la marque Ibanez) en relation avec la copie de la forme caractéristique de la tête des guitares Gibson, ce qu'on appelle le « livre ouvert ». L’affaire fut finalement réglée à l’amiable en 1978, sans verdict de justice.

La véritable raison pour laquelle ces « copies » sont devenues légendaires était la baisse de qualité chez les géants américains. Durant les années 1970, pendant les périodes de gestion de CBS (Fender) et Norlin (Gibson), la qualité de la production aux USA se détériore. Les fabricants japonais, s'efforçant de reproduire le plus fidèlement possible les modèles classiques des années 1950 et 1960, non seulement égalaient, mais dépassaient souvent leurs originaux américains contemporains en termes de qualité des matériaux et de fabrication. Le processus de création de répliques presque parfaites d'un Martin D-28 ou d'une Gibson Les Paul de 1958 a nécessité une analyse approfondie de la structure, la recherche d'un excellent bois et la maîtrise de techniques complexes de fabrication de luthier. De cette manière, « l’ère du procès » est devenue un programme de recherche et de développement involontaire mais extrêmement efficace pour l’industrie japonaise.

La menace de poursuites judiciaires, bien que rarement concrétisée, est devenue un puissant catalyseur de changement. Le règlement de 1978 a contraint les entreprises japonaises, en particulier Ibanez, à abandonner leurs stratégies de copie et à se concentrer sur la création de leurs propres créations originales. Ce fut un tournant clé : la transition d’une imitation magistrale à une innovation consciente. Les fabricants japonais, armés des connaissances et des compétences acquises au cours d’une décennie de réplication fidèle, ont commencé à créer des instruments qui allaient bientôt devenir des icônes à part entière.

Piliers de production – Grandes usines OEM

Contrairement au modèle américain, où les grandes marques possédaient généralement leurs propres usines, le marché japonais de la guitare dans les années 1970 et 1980 était dominé par des usines OEM (Original Equipment Manufacturer) complètes. Ces usines puissantes produisaient simultanément des instruments pour de nombreuses marques différentes, tant pour le marché intérieur que pour l’exportation. Comprendre le rôle de ces usines est crucial pour démêler le réseau complexe de liens entre les marques, les modèles et leurs véritables origines. Il est important de noter que ce développement a été très concentré géographiquement, créant des centres de lutherie spécialisés, principalement dans la zone des villes de Matsumoto et Nagoya. Cette concentration a favorisé l'échange de connaissances, le flux de main-d'œuvre qualifiée et le développement d'un réseau de sous-traitants, ce qui a favorisé la qualité et l'innovation.

Fujigen Gakki (Matsumoto)

Fondée en 1960 à Matsumoto, l'usine Fujigen (nom complet Fuji Gengakki Seizō) produisait initialement des violons et des guitares classiques. Dès 1962, elle se tourne vers les guitares électriques, devenant rapidement un sous-traitant majeur des plus grandes marques japonaises : Ibanez (propriété de Hoshino Gakki) et Greco (propriété de Kanda Shokai). À son apogée en 1983, Fujigen était le plus grand fabricant de guitares au monde, produisant 14 000 instruments par mois.

Leur réputation en tant que fabricant d'excellentes répliques de guitares Fender sous la marque Greco était si élevée que Fender, voulant lutter contre le marché de la copie, les a approchés avec une proposition de coopération. En 1982, une coentreprise Fender Japon a été créée, dans laquelle Fujigen était responsable de la production des versions japonaises officielles des guitares Fender et Squier. C'était une reconnaissance sans précédent de la qualité de leur travail. De même, en 1988, il y a eu une « réconciliation » avec Gibson, lorsque Fujigen a commencé à produire des copies officielles sous les marques Orville by Gibson et Epiphone Japan.

Matsumoku (Matsumoto)

Également située à Matsumoto, l'usine Matsumoku trouve ses racines dans l'industrie du bois. Fondée en 1951 sous le nom de Matsumoto Mokkō, elle s'est spécialisée dans la production de meubles, notamment des armoires pour machines à coudre Singer et des boîtiers pour équipements hi-fi. Cette expérience dans le travail du bois de précision s'est avérée être un atout inestimable lorsque l'entreprise a commencé à produire des guitares en 1963.

Matsumoku a rapidement acquis une réputation de producteur de guitares archtop de haute qualité. Pendant 22 ans, elle fut le principal fabricant d'Arai & Co., créant les célèbres instruments de la marque. Aria Pro II. L'usine était également responsable de la plupart des guitares japonaises

Épiphone dans les années 1970-1986, et a également produit pour les marques Westone, Univox et bien d'autres. Matsumoku a été un pionnier dans l'utilisation de machines CNC pour le travail du bois, qui, combinées à une grande part de travail manuel (environ 60 % du processus), ont permis d'atteindre à la fois une production à grande échelle et une qualité élevée et reproductible. Malheureusement, en 1987, l'usine fut fermée à la suite de la faillite de sa société mère, Singer.

Guitares japonaises vintage — marques, fabricants et conseils d’achat — Photographie d’archive SVG

Terada Musical Instrument Co. (Nagoya)

La manufacture Terada, fondée à Nagoya en 1912, est l'une des plus anciennes fabricants japonais d'instruments à cordes. Contrairement à Fujigen et Matsumoku, qui se concentraient largement sur les guitares électriques, Terada se spécialisait principalement dans la production de guitares acoustiques et semi-acoustiques. À son apogée, de la fin des années 1970 au début des années 1990, l'entreprise produisait jusqu'à 10 000 guitares par mois dans trois usines.

La liste des marques pour lesquelles Terada a produit est impressionnante et inclusive Morris, Orville par Gibson, Gretsch, Ibanez, et même des lignes importées pour C.F. Martine. L'usine a également créé des instruments sous ses propres marques, destinés principalement au marché japonais, comme

Jagard i Thumb. À ce jour, Terada reste actif, quoique à plus petite échelle, et est apprécié pour sa maîtrise de la construction des guitares à caisse de résonance.

Kurosawa Gakki (Tokyo/Nagano)

Kurosawa est un cas unique sur le marché japonais : une entreprise combinant les rôles de producteur, de distributeur et de grande chaîne de magasins de musique. Elle a été fondée en 1957 par Tsunesaburo Kurosawa. Dans les années 1960, Tsunesaburo part en Espagne pour apprendre la lutherie, ce qui lui permet de transférer au Japon d'authentiques techniques de construction de guitares classiques.

En 1967, l'entreprise commence à ouvrir une chaîne de magasins de musique pour lesquels elle produit ou supervise la production de ses propres gammes de guitares. Elle faisait partie de ces marques Julien, connu pour ses guitares acoustiques et classiques de style Martin de haute qualité. La combinaison des connaissances du fondateur en matière de lutherie et du pouvoir de distribution de sa propre chaîne de magasins a conféré à l'entreprise Kurosawa une position unique sur le marché.

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Tableau 1 : Principales usines OEM japonaises et marques associées (années 1970-1980)

Usine (emplacement) Période d'exploitation (ère) Spécialisation Marques sélectionnées fabriquées sur commande (OEM) Marques propres/associées
Fujigen Gakki (Matsumoto) 1960-présent Guitares électriques et acoustiques, production à grande échelle Ibanez, Greco, Fender Japon, Orville, Epiphone, Yamaha Guitares FGN
Matsumoku (Matsumoto) 1951-1987 Guitares électriques et acoustiques, des designs innovants Aria Pro II, Epiphone, Westone, Univox, Washburn, Vox Westone (initialement)
Terada (Nagoya) 1912-présent Guitares acoustiques et semi-acoustiques Morris, Orville, Gretsch, Ibanez, C.F. Martin (importation), Burny, Epiphone Jagard, Thumb, T. Haruo
Kasuga (Nagoya) 1935-1996 Guitares acoustiques, banjos, mandolines Yamaha, Burny, ESP, Headway, Guild (Madère) K.Country, Heerby, Kasuga
Dyna Gakki (Nagano) 1972-présent Guitares électriques et acoustiques Fender Japon (plus tard), Greco, Ibanez (brièvement), Fernandes JooDee
Chushin Gakki (Nagano) Années 1960 à aujourd'hui Guitares électriques Charvel, Jackson, Fresher El Maya, Cobran, Bambu

Guide des marques

Le succès des guitares japonaises a été porté non seulement par des usines puissantes, mais surtout par des marques qui ont réussi à construire leur propre identité et à gagner la confiance des musiciens. Nous présentons ci-dessous les profils des guitares les plus importantes qui ont défini le son des guitares acoustiques et classiques japonaises dans les années 1970 et 1980.

Yamaha

Yamaha, dont l'histoire remonte à 1887, a commencé à produire des guitares dans les années 1940, mais ce sont les années 1960 et 1970 qui lui ont valu une renommée mondiale. En 1966, l'entreprise ouvre son propre atelier de personnalisation, signe de sa recherche de la plus haute qualité.

  • Série FG (guitare folk) : Introduite en 1966 avec les modèles FG150 et FG180, cette série est devenue légendaire. Il offrait une qualité sans précédent à un prix abordable, ce qui le rendait extrêmement populaire. C'est sur une guitare Yamaha FG-150 Country que Joe McDonald donne son concert solo au Festival de Woodstock en 1969. La série évolue rapidement pour inclure des modèles en bois massif comme les FG-500, FG-1500 et FG-2000, choisis par des artistes comme Bob Seger et James Taylor.

  • Série L (Luxe) : Au milieu des années 1970, Yamaha a présenté la série L comme sa gamme phare de guitares acoustiques. Ces instruments se caractérisaient par l'utilisation des meilleurs matériaux, une échelle plus longue (25 9/16 pouces) et des décorations plus riches. Les guitares de la série L ont rapidement été reconnues parmi les stars de classe mondiale. Bob Dylan, John Denver et Paul Simon utilisaient régulièrement ces instruments lors de concerts et d'enregistrements, ce qui constituait l'ultime confirmation de leur statut.

  • Série GC (Grand Concert) : Il s’agit d’une gamme de guitares classiques Yamaha haut de gamme. Leur conception fut améliorée en 1966 en coopération avec le luthier espagnol Eduardo Ferrer, puis en 1973 avec Manuel Hernandez. Il s'agissait d'instruments de concert reconnus même par des artistes aussi exigeants qu'Andrés Segovia.

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K. Yairi (Kani, Gifu)

L'histoire de la marque K. Yairi est une histoire de famille et de passion. Bien que les origines de l'entreprise remontent à 1935, lorsque Giichi Yairi fonde son atelier, le véritable développement s'effectue sous la direction de son fils, Kazuo Yairi. De retour des États-Unis, où il a étudié les techniques de construction de guitares, Kazuo fonde Yairi Guitars en 1965 sous la marque « K. Yairi ». Sa philosophie était simple : créer des instruments fabriqués à la main qui seraient précieux pendant des générations. La clé de ce succès réside dans l’utilisation de bois soigneusement sélectionnés et naturellement séchés et dans la fidélité aux méthodes artisanales traditionnelles. Contrairement aux grandes usines OEM, K. Yairi a toujours maintenu une petite échelle de production, ce qui lui a permis de maintenir une qualité sans compromis. La marque est également connue pour la ligne d'exportation Alvarez-Yairi, créée en coopération avec la société américaine St. Louis Music.

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Jacinthe des bois

BlueBell est une marque des années 1970, destinée au marché japonais, dont l'image marketing faisait référence à l'esthétique du Far West. Il est intéressant de noter que BlueBell n’a utilisé aucune usine. Selon le modèle et la gamme de prix, la production était sous-traitée à différentes usines. Certains des modèles les plus chers ont été fabriqués dans la célèbre usine Tama (connue pour produire des guitares Ibanez), et d'autres dans l'usine Suzuki Violin Company. La marque proposait principalement des copies de guitares Martin et Gallagher.

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Jagard & Thumb (par Terada)

Ces deux marques étaient les propres marques de l'usine. Terada, créée dans les années 1970 principalement pour les besoins du marché japonais.

  • Jagard proposait des guitares acoustiques de style Martin et Gibson, y compris des copies populaires du modèle Hummingbird.

  • Thumb a également produit des répliques de haute qualité de classiques américains et est aujourd'hui une marque appréciée sur le marché vintage.

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Jullian (par Kurosawa)

Jullian est la propre marque de l'entreprise Kurosawa, comprenant des guitares acoustiques classiques et américaines (souvent calquées sur le Martin D-35). La qualité de ces instruments était personnellement supervisée par le luthier Tsunesaburo Kurosawa et son neveu Sumio. En raison de leur fabrication de haute qualité et de leur production limitée, les guitares Jullian sont aujourd'hui rares et très appréciées des collectionneurs.

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Mountain

La marque Mountain, souvent connue sous le nom de « C F Mountain », a été produite dans les années 1970 et au début des années 1980 par Instrument de musique Hayashi Ltd.. Comme son nom l'indique, elle était spécialisée dans les répliques très précises de C.F. guitares. Martine. Ce qui donne à ces instruments leur prestige particulier, c'est le fait que beaucoup d'entre eux ont été construits par Yasuo Momose. Momose devint plus tard l'un des luthiers les plus célèbres du Japon et le fondateur d'une marque de luxe. Avancement. Cette généalogie fait que les guitares Mountain sont aujourd’hui perçues comme des instruments au pedigree important.

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K.Country (par Kasuga)

Kasuga, fondée à Nagoya en 1935, était l'un des plus anciens fabricants d'instruments du Japon. En tant qu'OEM expérimenté, la société créée dans les années 1970 entre autres. une ligne de guitares Madeira pour la marque américaine Guild.

K.Pays était la principale marque de Kasuga pour le marché intérieur. Grâce à l'expérience acquise dans la production de guitares pour Guild K.Pays sont très appréciées aujourd'hui pour être des répliques exceptionnellement fidèles et bien faites des guitares Guild. Les modèles Dreadnought comme le D380 (une copie du Guild D50) sont particulièrement recherchés et conviennent parfaitement à la musique bluegrass.

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Fernandes / Burny

La société Fernandes, fondée en 1969, produisait initialement des guitares acoustiques, mais est rapidement devenue célèbre pour ses répliques parfaites de guitares électriques. Elle a adopté une stratégie claire : marque

Fernandes a été utilisé pour les copies Fender, et la marque Burny pour une copie Gibson. Bien que ce soient les modèles électriques Burny et Fernandes qui soient devenus cultes, l'entreprise a également produit des guitares acoustiques de haute qualité. Comme beaucoup d'autres marques, Fernandes ne possédait pas ses propres usines et sous-traitait la production à des sous-traitants, notamment les usines Terada et Matsumoku.

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Daion

Daion est une marque qui est passée d'un adepte à un innovateur en peu de temps. Initialement distributeur, Daion est apparue comme marque de guitares à la fin des années 1970, et ses instruments étaient fabriqués par les usines Yamaki, puis par Terada. Dans les années 1970, la société proposait des copies de haute qualité de modèles américains, mais au début des années 1980, elle présenta une série d'instruments extrêmement originaux et innovants. Les guitares Daion se distinguaient par des caractéristiques uniques telles que des ouïes ovales, des poupées distinctives et une utilisation intensive du laiton dans les sillets, les touches et les chevalets, leur donnant l'apparence d'instruments de boutique. Les séries acoustiques phares telles que « The Year » (par exemple '78 Heritage) et « Mark » ont été reconnues pour leur excellente qualité sonore et de construction. Néanmoins, la marque a disparu du marché au milieu des années 1980, probablement parce que les coûts de production de ces instruments aussi avancés étaient trop élevés par rapport à leur prix de vente.

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Morris

Fondée en 1967 à Nagano par Toshio Moridaira, Morris est rapidement devenue l'une des marques de guitares acoustiques japonaises les plus respectées. Moridaira, étant le premier distributeur japonais de Fender et Gibson, avait une excellente connaissance du marché. Le nom "Morris" vient du surnom "Mori", qui lui a été donné lors d'une visite à l'usine Gibson de Kalamazoo. Morris s'est spécialisé dans la production de copies de haute qualité de guitares Martin (en particulier les dreadnoughts de la série "W") et de guitares Gibson (modèles jumbo). Beaucoup de ces instruments, notamment la série W, ont été fabriqués dans la célèbre usine Terada. En 1978, Morris a présenté la série innovante "Tornado" - des guitares électro-acoustiques au corps fin, inspirées des guitares américaines Ovation.

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Maîtres de Guitare Classique - Ecole Japonaise de Luthierie

Tandis que les usines japonaises perfectionnaient la production en série de guitares acoustiques et électriques, une autre branche plus subtile de la lutherie se développait en parallèle : la construction de guitares classiques de concert. L'intérêt des Japonais pour cet instrument remonte au début du XXe siècle, bien avant le boom du rock'n'roll. Dans les années 1950, des pionniers comme les frères Nakade effectuaient des pèlerinages en Espagne pour apprendre le métier à la source. Ils ont jeté les bases d’une culture artisanale extrêmement forte dans la fabrication de guitares classiques au Japon. De cette manière, deux voies parallèles de la lutherie japonaise se sont formées : l'industrielle, axée sur l'échelle et l'efficacité, et l'artisanale, fidèle à la tradition espagnole des petits ateliers et du travail manuel. Parfois, ces chemins se croisaient lorsque d'éminents luthiers allaient travailler pour de grandes entreprises, apportant leur maîtrise à une production plus large.

Masaru Kohno (1926-1998) et Masaki Sakurai (1944-2025)

Masaru Kohno est sans aucun doute le luthier de guitares classiques japonaises le plus célèbre. Après avoir obtenu son diplôme de Tokyo, il part en Espagne en 1959, où il fait son apprentissage pendant six mois dans l'atelier d'Arcángel Fernández. Le tournant de sa carrière fut la médaille d'or au prestigieux concours international de lutherie de Belgique en 1967, qui lui valut une renommée mondiale. Ses guitares, réputées pour leur puissance, leur son équilibré et leur fabrication impeccable, ont été utilisées par des virtuoses tels que Julian Bream et Sharon Isbin.

La tradition du maître est poursuivie par son neveu, Masaki Sakurai. Il rejoint l'atelier en 1967 et devient lui-même un luthier de classe mondiale, ce qu'il confirme en remportant le premier prix au Concours International de Construction de Guitares à Paris en 1988. Après la mort de son oncle, Sakurai reprend l'atelier et crée des instruments sous les marques "Sakurai" et "Sakurai-Kohno", qui sont toujours synonymes de la plus haute qualité dans le monde des guitares classiques.

Guitares japonaises vintage — marques, fabricants et conseils d’achat — Photographie d’archive SVG
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Ryoji Matsuoka (décédé en 2014)

Ryoji Matsuoka, artiste autodidacte de Nagoya, a fondé son atelier en 1959. Sa philosophie d'entreprise était unique : il souhaitait fournir des instruments de la plus haute qualité possible à des prix abordables pour les étudiants et les amateurs. Cela a donné à ses guitares un statut légendaire en termes de rapport qualité-prix. Dans les années 1960 et 1970, Matsuoka produisait des guitares non seulement sous son propre nom, mais également pour les marques Aria et Ibanez. Il était caractéristique que ses modèles de ces années-là soient marqués d'un numéro correspondant au prix en yens (par exemple le modèle n° 30 coûtait 30 000 yens), ce qui constitue aujourd'hui un indice précieux quant à la classe d'origine de l'instrument. L'atelier de Matsuoka a fermé peu après sa mort en 2014, mettant fin à une époque de l'histoire de la lutherie japonaise.

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Frères Tamura (Hiroshi et Mitsuru)

Les frères Hiroshi et Mitsuru Tamura, comme Kohno, se sont rendus en Espagne dans les années 1950 pour explorer les secrets de la lutherie. Après leur retour, dans les années 1960, ils ouvrent un atelier dans la ville de Kōchi, où ils créent un petit nombre de guitares classiques et flamenco exclusives et faites à la main. Leurs instruments ont remporté de nombreux prix et ont été considérés comme égaux, voire même supérieurs, aux œuvres de Masaru Kohno. Les guitares Tamura sont extrêmement rares et recherchées aujourd'hui. Ils se caractérisent par un son puissant et certains modèles avaient une échelle plus longue (jusqu'à 665 mm), ce qui se traduit par des basses profondes et fortes. Les instruments signés par Mitsuru sont considérés comme encore plus rares et plus précieux que ceux fabriqués par son frère Hiroshi.

Asturies (par Masaru Matano)

Asturias est une boutique-atelier fondée en 1962 à Kurume par le célèbre luthier Masaru Matano. Comme K. Yairi, l'objectif initial de l'entreprise était de produire un nombre limité d'instruments de haute qualité fabriqués à la main par une petite équipe d'artisans qualifiés. La marque asturienne est connue pour utiliser uniquement des essences de bois de la plus haute qualité, séchées et vieillies pendant de nombreuses années avant utilisation, ce qui se traduit par une stabilité exceptionnelle et un son mature de leurs guitares.

Luthiers chez Yamaha (Hideyuki Ezaki, Toshiro Kato)

Même une entreprise aussi grande que Yamaha comptait sur le savoir-faire de luthiers individuels pour ses modèles haut de gamme. Hideyuki Ezaki était l'un des principaux maîtres de l'atelier Yamaha qui, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, a signé son nom sur les modèles haut de gamme de la série Grand Concert, tels que le GC-5 et le GC-7. Ezaki a appris le métier auprès de Toshiro Kato et, comme d'autres maîtres, a effectué un apprentissage en Espagne. Sa présence dans les structures de Yamaha montre que même dans un environnement orienté vers la production de masse, les instruments haut de gamme étaient des œuvres artisanales, créées par des maîtres spécifiques.

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Patrimoine de l’âge d’or et conseils pour les collectionneurs

Les décennies des années 1970 et 1980 ont été une période de transformation pour l’industrie japonaise de la guitare qui a changé à jamais son image mondiale. De suiveur, le Japon est devenu un innovateur et un leader, établissant de nouvelles normes de qualité qui ont obligé même les géants américains à réviser leur propre production et leurs stratégies (dont un exemple est la création des marques Squier et Epiphone dans leur forme moderne). L'héritage de cet âge d'or se perpétue aujourd'hui dans des milliers d'instruments qui continuent de ravir les musiciens et les collectionneurs du monde entier.

Leur valeur durable provient de plusieurs facteurs clés. Tout d'abord, il y a ceci qualité de fabrication sans compromis, visible dans l'attention portée aux détails, la précision de l'assemblage et de la finition. Deuxièmement,

excellents matériaux – Les producteurs japonais avaient accès à du bois de haute qualité, souvent solide et bien séché, qui constitue la base d'un bon son. Troisièmement, ton unique et mature, qui est le résultat d'une combinaison de matériaux de qualité et de décennies de vieillissement naturel du bois. Enfin, le voici
valeur historique et d'investissement – posséder un instrument de cette époque, c’est posséder un morceau d’histoire de la musique, qui prend souvent de la valeur au fil des années.

Pour ceux qui envisagent d’acheter une guitare de cette époque, voici quelques conseils pratiques :

  • Numéros de modèle de décodage : De nombreuses marques japonaises dans les années 1970 utilisaient un système dans lequel le numéro de modèle correspondait à son prix en milliers de yens (par exemple, le Morris W-40 coûtait 40 000 yens et le Matsuoka n° 80 - 80 000 yens). Il s'agit d'un excellent guide pour évaluer la qualité et le positionnement d'origine de l'instrument.

  • Nuances de "stratifié": Les instruments dont les côtés et le dos sont laminés ne doivent pas être radiés. Des fabricants japonais tels que Yamaha et Matsuoka ont perfectionné la technique de création de contreplaqué de haute qualité (appelé « double plaque »), composé de deux couches de bois massif. De tels stratifiés ont souvent un son aussi bon que le bois massif et sont beaucoup plus résistants aux changements d'humidité et aux dommages.

  • Recherchez le nom du luthier : Dans le cas de marques telles que Mountain, les modèles supérieurs Yamaha ou Kurosawa, il vaut la peine de rechercher des instruments avec une signature ou associés à un maître spécifique (par exemple Momose, Ezaki). C'est presque une garantie d'une qualité supérieure à la moyenne.

Découvrir le monde des guitares japonaises vintage est un fascinant voyage dans le temps. Chaque instrument raconte une histoire d'ambition, de savoir-faire et de passion qui ont permis au Japon de prendre la place qui lui revient sur la carte mondiale de la guitare. Ce ne sont pas seulement des outils de création musicale, mais aussi des témoignages tangibles d’une époque extraordinaire.

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